Sombre-Terre – quelques personalités emblématiques de Phénice

ob_e2a89ec5f8e5839dfc0c8471b2486f90_54-640

 

Préceptrice Guliama Naya est une nourrisseuse… ou bien une prôneuse. Personne n en est sur a l’Orphelinat de la Chapelle. Dans tous les cas, c est bien a elle que revient de gérer ce petite établissement, du quartier du même nom, dans la Grande Marche.
Cette femme qui rentre dans une trentaine bien avancée, fine et sèche, totalement chauve, aux mains et visage marques par le labeur, est dure, mais juste. Elle est respectée et connue non seulement dans son établissement, mais aussi dans le quartier, ou parfois les personnes âgées la regardent avec mélancolie. Pour tous, elle est « Madame la Préceptrice », et ses services sont parfois utilises en dehors de l orphelinat lui même. Ceci dit, la charge seule de l’Orphelinat est telle, qu elle est rarement disponible pour aider d’autres personne, peut être a l exception des sponsors et autres personnes qui l’aident en retours.
Les enfants la craignent, mais l aiment aussi. D’une certaine manière, elle remplace la mère qu ils ont parfois eu, aussi bien que celle qu ils n auront jamais. Elle n’hésite pas a punir sèchement, et bien qu elle n’ai jamais levé la main sur un enfant, la force de sa personnalité est telle que lui désobéir directement n est pas une option pour les enfants a sa charge.
Elle a comme aides la cuisinière du nom de Tata Manie, et un vieux bonhomme (Pape Turbon) sourd comme un pot qui fait homme a tout (enfin presque!) faire. Le plus gros du travail, qui est d’occuper et d essayer d’éduquer les enfants lui revient, avec l aide du vieux Gibson, qu elle accueille souvent avec plaisir – ce sont ces moments ou elle se précipite dans son bureau ou en dehors de l’Orphelinat pour effectuer les taches administratives nécessaires au bon fonctionnement de l établissement.
Son établissement est en face de la Chapelle et compte une trentaine d enfants en moyenne, allant de 2-3 ans a 12-13 ans. Les plus ages sont souvent remis rapidement a des syndicats ou a des gardiens du feu pour rentrer dans une vie active. Comment arrivent les plus jeunes? Personne n est jamais sur, car l histoire est souvent différente pour chaque enfant.

Gardien (du Feu) Willaume est petit, costaud et taciturne et semble diriger le le Foyer du Ghetto Oriental, proche du quartier de la Chapelle. Il n’est pas aimé, et les gens du quartier l’évitent comme la peste. Il traîne derrière lui une réputation sulfureuse, probablement acquise lors des rares descentes qu il dirige toujours d une main de fer, alliant exécutif et judiciaire a grand coups de gourdin de métal barde de pointes et de tatane (coquées de métal). Personne ne l’a jamais vu utiliser son trident qu’il arbore attaché a son dos. Il paraîtrait qu il n’aurait pas hésité a faire descendre un fouineur au mains avares de bourses mal-acquises, l’intégralité des marches de la chapelle, en le cognant de son bâton. On ne sait jamais trop s il traîne la même réputation dans le Ghetto Oriental, car les gens la bas ne sont guère loquaces.
Il est rarement vu a l’Orphelinat, ou il a plus souvent dépêché des suppléants, même si c est lui qui a retrouve Rook durant une de ses escapades presque habituelles et n a pas hésité a le battre méchamment!
Comme la plupart des gardiens du feu de Phénice, il n est que rarement seul.

LE PROFESSEUR SYNAPSE C’était il y a une cinquantaine d’années. Un jeune inventeur, qui refusait de divulguer son nom, avait travaillé dix ans durant sur un prototype de machine révolutionnaire, mélange de caravelle, d’hélicoptère et de char d’assaut aux armatures métalliques. Grâce à un système de treuil, de poulies et de tapis roulant, il était parvenu à traîner le « Vif-argent », son redoutable engin volant, jusqu’à l’amener au centre d’une place qui allait devenir celle des Inventeurs. Les autorités, dépassées par la douce folie du jeune scientifique, avaient bien sûr fermé les yeux. Au jour J, notre brave savant avait rassemblé tout ce que la ville comptait de curieux sur la Place — certains parlent de dix mille visiteurs, ce qui paraît inconcevable, mais le Professeur est la dernière personne vivante à pouvoir authentifier la chose… — et avait annoncé qu’il était enfin parvenu à réaliser son rêve : construire un engin volant. La face du monde allait sans aucun doute en être changée. L’air très solennel, le jeune professeur serra la main de tous les curieux qui s’étaient massés autour de son appareil, ramena sur lui son lourd manteau de fourrure, demanda aux curieux de s’écarter et prit place aux commandes avec un sérieux extraordinaire. Il actionna ses leviers de décollage en faisant des signes d’adieu à ses admirateurs et sous les yeux ébahis de la foule, l’engin décolla… de quelques mètres, avant de s’écraser pratiquement sur place dans un grand craquement sonore. L’assistance était restée figée. Émergeant du nuage de fumée que son accident avait provoqué, le jeune homme, contusionné mais indemne, se retourna un instant vers son rêve brisé, puis déclara le plus naturellement du monde : « Ce n’est pas grave : de toute façon, je comptais en faire une auberge ». Légende ou réalité, ses mots sont restés célèbres, et le Professeur Synapse, comme il ne tarda pas à se surnommer lui-même par allusion à un terme de l’Avant qu’il tenait d’on ne sait où, alla jusqu’au bout de ses intentions. L’Auberge du Fou Volant était née —une taverne magnifique, ornée de boiseries rares, et décorée de toutes les inventions inutiles et vouées à l’échec que ses collègues veulent bien lui amener. Le Professeur est aujourd’hui âgé de 80 ans, cc qui est un âge exceptionnel à Phénice, mais il est toujours aussi drôle, ingénieux et flegmatique. La tradition veut que tous les inventeurs « ratant » une expérience viennent se consoler dans son auberge en vidant quelques chopes d’alcool de rueg. A en croire l’ambiance qui règne en permanence dans cette incroyable construction dont l’habitacle ressemble à la coque d’un navire échoué sur la grève, Phénice est pleine d’inventeurs ratés qui s’ignorent. L’Auberge du Fou Volant est située, comme il se doit, sur la Place des Inventeurs. Aujourd’hui, le rêve du Professeur Synapse est devenu réalité, même si personne n’est jamais parvenu à construire un engin aussi surprenant que le sien… et à le faire voler.

LA CREVASSE, mendiant du quartier de la Chapelle.
Ce mendiant estropié semble passer l’essentiel de ses journées emmitouflé dans une lourde couverture de fourrure, attendant que les habitants du quartier veuillent bien lui apporter un peu de nourriture, ce qu’ils ne manquent jamais de faire. la Crevasse est considéré par ses concitoyens comme une sorte de porte-bonheur et de témoin mystérieux du passé. Il a toujours des histoires incompréhensibles à raconter à qui veut bien l’écouter – des histoires concernant le passe de la Chapelle, dont ses ancêtres (dit-il) auraient été les artisans. Le père de la crevasse était déjà mendiant, et son grand-père aussi. Il semble que dans la famille, la mendicité soit devenue une tradition institutionnalisée dont les hommes ne se seraient éloignés que le temps de fonder une famille – et de léguer à leur rejeton mâle le soin d’assurer la pérennité de ladite tradition. Toujours est-il que la crevasse (ainsi appelé par allusion aux terribles rides causées par le froid et le mauvais alcool qui marquent sa figure pourtant empreinte d’une bonhomie rieuse) tient ses étranges récits de son père, qui lui-même les tenait du sien, etc. À l’en croire, l’étrange construction dont il s’est institue’ gardien est le témoin d’une religion lunaire oubliée dans laquelle les Ténèbres comptaient plus que la Lumière – sans qu’une telle notion soit nécessairement associée à la dichotomie entre bien et mal. On promettait aux hommes un monde de lumière après leur mort » s’ils parvenaient à affronter le monde de ténèbres qu’était leur existence. La plupart des habitants du quartier ne croient pas un mot de cette légende (chacun sait que le monde de l’avant était un monde de lumière) mais tous, y compris les enfants portent une grande affection à la Crevasse. En absence de descendant connu sa disparition serait certainement vécue comme une catastrophe.

7 réflexions sur “Sombre-Terre – quelques personalités emblématiques de Phénice

  1. Bayushi Nico

    Pas de saucisses! L’autre image est bien cool aussi hein mais quand tu sais que des mecs comme A. Briclot ont participé aux illus. de Dark Earth ce serait dommage de s’en passer. Et pour le coup, l’illus que tu as choisie donne le ton 🙂

Laisser un commentaire